
Crédit photo : Getty Images

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« Une vaste coalition réclame l’interdiction de vendre des boissons énergisantes aux mineurs[nbsp]»
Le 16 avril 2026, Le Devoir a publié un article sur le mouvement de différentes organisations faisant pression sur le gouvernement provincial pour interdire la consommation de boissons énergisantes chez les mineurs. Ce mouvement, lancé par l’Externat Sacré-Cœur, a débuté après la mort de Zachary Miron, un adolescent de 15 ans qui est décédé après avoir consommé une boisson énergisante et dont les ingrédients ont interagi avec la médication qu’il prenait pour traiter son trouble de déficit de l’attention.
L’article rapporte l’ampleur du soutien envers ce mouvement de la part de nombreuses organisations scolaires, d’association de parents et de syndicats. Il est également appuyé par une pétition, déposée par le député de Québec Solidaire, Guillaume Cliche-Rivard, qui a reçu plus de 20 000 signatures. Enfin, l’article rapporte la présence des parents de Zachary Miron au Parlement de Québec afin de discuter avec la ministre de la Santé sur la nécessité d’agir pour contrôler l’accès aux boissons énergisantes pour les mineurs.
Ce mouvement visant la protection de la santé des enfants et des personnes adolescentes soulève la mise en œuvre de différents droits prévus dans la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE) :
L’intérêt supérieur de l’enfant en tant que considération primordiale
L’intérêt supérieur de l’enfant est un principe transversal à l’application de tous les droits de l’enfant. La CIDE précise que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale dans toutes les décisions qui le concernent, et ce, autant au sein des institutions publiques que privées (art. 3 par. 1). Cette obligation s’applique également aux décisions qui concernent collectivement les enfants.
L’État a donc l’obligation de s’assurer que l’intérêt de l’enfant soit dument pris en compte lors de toute prise de mesure liée à l’encadrement de la consommation de boissons énergisantes et à la protection des enfants contre les effets néfastes de celles-ci.
Le droit de jouir du meilleur état de santé possible
L’article 24 de la CIDE prévoit le droit de l’enfant de jouir du meilleur état de santé possible. Pour y parvenir, il oblige les États à agir, notamment pour réduire la mortalité des enfants et assurer la mise en place de mesures préventives.
Les États ont aussi l’obligation d’assurer la protection des enfants et leur accès aux soins nécessaires à leur bien-être en adoptant des mesures législatives et administratives appropriées (art. 3 par. 2).
En application du droit des enfants à la santé, le Comité des droits de l’enfant a précisé sa portée en spécifiant le rôle de l’État de réglementer la vente et la publicité des substances pouvant être nuisibles pour la santé des enfants ainsi que la responsabilité des entreprises privées de limiter la publicité de boissons à forte teneur en caféine, celles-ci pouvant être nocives pour la santé des enfants. Les revendications des groupes dans l’article, notamment la demande d’interdire l’accès aux boissons énergisantes pour les personnes de moins de 16 ans, peuvent donc être liées à l’application du droit de l’enfant à la santé.
Le droit de participer aux décisions qui le concernent
Il est à noter que l’article 12 de la CIDE protège le droit de l’enfant d’être entendu et de participer aux décisions qui le concernent. Ce droit signifie que les enfants devraient se voir accorder la possibilité de donner leur opinion relativement à l’encadrement, voire l’interdiction, des boissons énergisantes pour les personnes mineures.