Des jeunes déambulent dans les corridors d'une école secondaire
Crédit photo : Photo François Roy, archives La Presse
Des jeunes déambulent dans les corridors d'une école secondaire

Crédit photo : Photo François Roy, archives La Presse

« Élèves malheureux au public régulier | On fait quoi ? »

Le 7 avril 2026, La Presse publiait une chronique sur certains enjeux liés au système d’éducation québécois dit « à trois vitesses », soit les écoles publiques « régulières », les écoles publiques offrant des programmes sélectifs et les écoles privées.  L’article rapporte les résultats de l’Enquête sur le bien-être des familles québécoises effectuée par Dre Mélissa Généreux à l’aide d’un sondage soumis à des parents d’élèves provenant de partout au Québec. Cette enquête met en évidence l’impact de ce système d’éducation sur la santé mentale, la qualité de vie et le sentiment de sécurité des élèves ainsi que sur l’intimidation et la discrimination vécue par ceux-ci.

L’enquête souligne les inégalités présentes dans le système d’éducation québécois. Les données indiquent que les élèves qui étudient dans les écoles publiques « régulières » sont désavantagés par rapport à leurs homologues dans les autres types d’écoles, notamment au niveau de leur qualité de vie, la discrimination et l’intimidation qu’ils subissent, leur sentiment de sécurité et leur niveau de santé mentale. L’enquête précise également que ces iniquités sont présentes dès le début de leur secondaire.

L’article rapporte ensuite une idée de Stéphane Vigneault, coordonnateur du mouvement École Ensemble, pour réformer le système d’éducation et ainsi contrer ce problème. Ce nouveau système serait axé sur l’accès gratuit pour tous à une école à proximité de leur domicile qui offre des programmes spécialisés (sports, arts, etc.). Les écoles privées désirant faire une sélection des étudiants ne seraient plus subventionnées par l’État.

Certains droits prévus à la Convention internationale relative aux droits de l’enfant sont liés à la protection des enfants et des adolescents contre ces inégalités observées dans le système d’éducation québécois, notamment :

Le droit à la non-discrimination

L’article 2 de la CIDE présente un principe fondamental dans l’application des droits de l’enfant, soit le droit à la non-discrimination fondé sur différents motifs, comme l’origine sociale et la situation de fortune. Dans l’article, Dre Généreux rapporte qu’« il y a des élèves qui n’ont pas les mêmes niveaux de santé selon le groupe social auquel ils appartiennent. ». Le principe de la non-discrimination est présent dans l’application de tous les droits de la CIDE, notamment le droit à l’éducation et le droit à la santé.

Le droit à l’éducation

Prévu aux articles 28 et 29 de la CIDE, le droit à l’éducation des enfants et des adolescents comprend le devoir des États de fournir un milieu éducatif de qualité favorisant l’épanouissement des élèves. Or, les résultats du rapport indiquent que « la qualité de vie et la santé mentale des jeunes sont moins bonnes chez les élèves du public régulier que chez ceux du privé et du public sélectif. »

Les réformes et les mesures proposées dans l’article offrent des pistes de solutions visant à favoriser un épanouissement optimal de tous les jeunes à travers le système d’éducation québécois.

Le droit à la santé

Un des objectifs de la CIDE, notamment à travers l’application de son article 24 garantissant le droit à la santé, est de permettre aux enfants d’atteindre le plus haut niveau de santé possible. Le droit à la santé comprend la santé mentale, laquelle peut être affectée par la qualité de l’enseignement secondaire, par l’accès à un environnement de vie sécuritaire ainsi que par l’exposition à des situations violentes, comme l’intimidation, ou à des formes de discrimination dans la vie des personnes adolescentes.

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