Le mouvement #MoiAussi pourrait avoir aidé des adolescentes et des adolescentes à reconnaître plus facilement les violences dont ils et elles sont victimes, selon la santé publique de Montréal.
Crédit photo : Getty images / Fizkes
Le mouvement #MoiAussi pourrait avoir aidé des adolescentes et des adolescentes à reconnaître plus facilement les violences dont ils et elles sont victimes, selon la santé publique de Montréal.

Crédit photo : Getty images / Fizkes

« Hausse des violences entre partenaires dans les relations amoureuses chez les ados »

Le 12 février 2026, Radio-Canada rapportait les résultats d’un rapport de la Direction régionale de la santé publique de Montréal qui souligne la hausse de la violence physique, psychologique ou sexuelle dans les relations amoureuses chez les adolescents. Le rapport repose sur une étude ayant « sondé plus de 70 000 jeunes » au Québec, dont 5800 vivent à Montréal. Cette étude montre qu’à Montréal, 38 % des personnes adolescentes de 14 ans et plus ayant vécu une relation amoureuse au cours de la dernière année mentionnent avoir subi une forme de violence de la part de leur partenaire. De plus, 8 % de tous les jeunes répondants dans l’ensemble du Québec ont déclaré avoir subi une relation sexuelle non consensuelle. L’autrice du rapport, Salomé Lemieux, soulève quelques hypothèses pouvant expliquer cette augmentation, comme la hausse de l’utilisation de la technologie, ou encore le mouvement #MoiAussi qui permettent aux jeunes de mieux identifier et de dénoncer les situations de violences. À la fin de l’article, Mme Lemieux termine en soulignant l’importance d’apprendre aux enfants et aux adolescents à résoudre leurs conflits et à reconnaitre les situations de violence.

En tant qu’individus de moins de 18 ans, les personnes adolescentes sont protégées par les dispositions de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE). Certaines d’entre elles visent spécifiquement les droits de l’enfant victime de violence.

Le droit à la vie, à la survie et au développement

L’article 6 de la CIDE assure à l’enfant le droit à la vie, à la survie et au développement. Plus particulièrement, le droit au développement inclut le droit de l’enfant de se développer dans un environnement sain. Pourtant, le rapport dont il est question dans l’article de Radio-Canada mentionne que « les relations intimes marquées par la violence peuvent avoir des effets néfastes durables sur la santé mentale, physique et sexuelle des jeunes ». Ces effets peuvent donc porter atteinte au droit au développement de l’enfant.

Le respect de ce droit peut être assuré par la promotion d’autres droits protégés par la Convention, comme le droit de jouir du meilleur état de santé possible (art. 24 CIDE) et le droit à l’éducation (art. 28 et 29 CIDE). La promotion de ces droits peut notamment s’exprimer à travers la prévention des problèmes sociaux pouvant avoir un impact négatif sur la santé mentale des enfants ainsi qu’à travers une éducation sur la résolution de conflits de façon non violente. Les solutions proposées par Mme Lemieux dans l’article pourraient favoriser le respect de ces droits.

Le droit à la protection contre toute forme de violence

L’article 19 de la CIDE oblige les États à agir de façon à protéger l’enfant contre toute forme de violence, ce qui comprend les violences à caractère sexuel, physiques ou psychologiques. À cette fin, la CIDE exige que les États parties établissent des procédures efficaces pour limiter les violences envers les enfants et les adolescents, ce qui peut comprendre des programmes de prévention auprès des jeunes.

Le droit à des mesures de réinsertion et de réadaptation

Les enfants victimes d’actes de violence bénéficient également du droit à des mesures de réinsertion et de réadaptation. Pour assurer le respect de ce droit, les États doivent faciliter leur réadaptation physique et psychologique ainsi que leur réinsertion sociale (art. 39 CIDE).

Par exemple, différentes ressources sont disponibles au Québec pour les victimes d’actes de violence, telles que le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC), le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) ainsi que le droit à une indemnisation pour les victimes d’actes criminels.

 

*Pour en savoir plus sur les droits de l'enfant victime d'une infraction criminelle.

«
»
Partagez
Retour en haut